Maître de Conférences – UCA

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Caroline Lequesne Roth est enseignante-chercheuse au sein de l'Université Cote d’Azur, membre du GREDEG (UMR 7321) et du Centre Perelman de philosophie du droit.

Sa thèse de doctorat "L’évolution du régime contractuel de défaut des États débiteurs européens" (2018, LGDJ), dirigée par les Professeurs Benoit Frydman (ULB) et Jean-Jacques Sueur (USTV), a remporté le premier prix du concours Cyrille Bialkiewicz en juin 2017. Cette thèse a pour enjeu, et s’inscrit, dans le débat contemporain relatif à la transformation de l’État européen sous le poids de son endettement. Au terme d’une étude empirique des standards contractuels et d’une analyse de cas jurisprudentiels, cette thèse s’attache à démontrer que le régime de défaut contractuel des États européens conduit à l’abandon, l’érosion voire la suppression des prérogatives exorbitantes du droit commun qui étaient traditionnellement attachées à la qualité de souverain des États emprunteurs.

Caroline Lequesne Roth a poursuivi une double formation en droit et en philosophie. Elle est titulaire d’un master 2 en droit des contentieux publics/privés de l’Université de Toulon (2009) et d’une licence de philosophie de l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne (2010). En février 2016, Caroline Lequesne Roth a obtenu, en France, la qualification aux fonctions de Maître de Conférences en section 01 et 02. Depuis le 1er septembre 2016, elle occupe un poste de titulaire à l’Université de Nice, où elle enseigne le droit public économique, le droit Budgétaire, le droit de la commande publique, le droit public financier (à compter de septembre 2018) et le cours de Droit Bancaire avec le Pr. M. Teller.

Dans le cadre de son mandat d’assistante à l'ULB, Caroline Lequesne Roth a été coordinatrice de l’Equality Law Clinic. En 2018 elle fonde, avec le Pr. M. Teller, l’UCA Deep Law For Tech dont elle assure la direction de la FabLEX.

Ses thématiques de recherche s’articulent autour des disciplines de droit économique, droit global et philosophie du droit. Elle s’intéresse plus particulièrement à l’émergence de nouvelles formes de normativité en matière financière (normes de solvabilité forgées par les agences de notation de crédit, des contrats standards organisateurs), aux implications des phénomènes blockchain et objets connectés sur les structures de pouvoirs (blockchain, cryptomonnaies et smart cities sous l'angle de la techno-gouvernementalité) et, plus généralement, aux relations entre États et pouvoirs privés économiques. Elle a par ailleurs activement participé aux recherches relatives à l’École de Bruxelles en droit.