Contre la doctrine dominante, Sarah Vanuxem démontre dans cet ouvrage que la propriété ne peut pas être conçue comme ce « pouvoir souverain d’un individu sur les choses ». Même dans le droit moderne, dans le code civil lui-même, dans ses racines romaines et médiévales, la propriété est prise dans la communauté – les choses sont enracinées dans le commun. En montrant qu’il est possible d’accorder des droits aux lieux, Sarah Vanuxem permet de sortir, de l’intérieur même de notre droit, de la conception occidentale moderne – et de faire converger nos héritages juridiques avec les perspectives écoféministes et indigènes les plus radicales.

Référence: S. VANUXEM, La Propriété de la Terre, Wildproject Editions, 17 mai 2018, Collection “Le monde qui vient”.

 

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