Les Mélanges à la mémoire de Philippe Neau-Leduc “Le juriste dans la Cité” paraîtront en juillet prochain. Marina Teller et Jean-Marie Canac (Avocat Associé, Chargé d’Enseignement des Facultés de Droit de Nice et de Paris I Panthéon Sorbonne, Président de l’AEDBF EUROPE) y co-signent un article intitulé ” De la rule of law à la rule by code : la blockchain, un projet faustien ? “.

L’émergence d’une nouvelle technologie est perçue généralement comme un facteur de renouveau des marchés ; dans une perspective concurrentielle, la lutte entre les acteurs économiques permet la conquête de parts de marchés. Ceci tuera cela… Mais la blockchain est un projet qui va au-delà de cet aspect, assez classique, de rivalité concurrentielle et nous pourrions nous tromper de débat en le situant uniquement dans une perspective économique liée à une dispute de marchés. Certes, cet aspect est important, voire essentiel pour les acteurs bancaires et financiers. La fin du monopole bancaire a une dimension éminemment économique, dont Bill Gates avait déjà résumé l’essence dès 1994 : « Banking is necessary, banks are not ». La question économique demeure omniprésente : les fintechs et la blockchain vont-elles « ubériser » les banques ? L’industrie bancaire saura-t-elle, au contraire, domestiquer la blockchain afin d’en récupérer le potentiel d’innovation ? Si l’on s’en tient à cette vision strictement économique de la question, nous passons à côté des enjeux, car l’enjeu est ailleurs, bien qu’il soit difficile à conceptualiser.

Entrer dans l’univers de la blockchain, c’est changer de continent, sinon d’époque.

Renseignements et bon de souscription ici.

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